Santé orale & Handicap

Depuis plus de vingt ans, de nombreux rapports sur la politique à suivre en direction des personnes en situation de handicap sont récurrents mais n’apportent pas de réelles améliorations (Rapports Réduire les handicaps (1985)).
De nombreuses raisons expliquent ces faits. On observe une absence fréquente ou totale faite aux problèmes du handicap dans l’enseignement, y compris dans les domaines de la santé et des sciences médicales.

En 2003 et 2004, deux nouvelles études ont été réalisées auprès des chirurgiens-dentistes de la région Rhône-Alpes afin d’évaluer la prise en charge des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes. D’après les résultats, seulement 3% des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes seraient prises en charge, soit moins d’une personne par praticien et par mois.

On estime qu’environ 200 000 Rhônalpins vivent à domicile avec un handicap les rendant physiquement et/ou mentalement dépendants. Près de 13 000 personnes confinées au lit ou au fauteuil vivent à domicile en région Rhône-Alpes. Le handicap entraîne une dépendance vis-à-vis des actes de la vie quotidienne (notamment pour la toilette corporelle et l’hygiène orale). Une hygiène orale insuffisante favorise l’accumulation de plaque dentaire. Cette plaque dentaire est à l’origine de caries et de maladies parodontales (maladies des gencives).

Les pathologies multiples et la prise de médicaments ont des conséquences sur la quantité et la qualité de la salive qui ne joue plus son rôle protecteur. Une respiration buccale assèche la bouche et facilite le développement des pathologies orales.

Les personnes en situation de handicap sont à haut risque de pathologies orales.
Il est donc indispensable de les aider à assurer quotidiennement une bonne hygiène orale, notamment par l’implication de l’entourage (famille, personnel soignant, paramédical...) et d’intégrer l’hygiène orale dans la toilette.